Vendredi 18 juillet 2008

Zind-Humbrecht. Voici un nom qui ne laisse pas indifférent. Les uns vont le porter au sommet de la viticulture mondiale et les autres vont crier au scandale, à la sur-médiatisation et à l’enfonçage de porte ouverte.

 

Journée en deux temps avec une visite in situ du Clos Windsbuhl, sujet de la journée, et un repas dans la fameuse Taverne Alsacienne. 

 

Nous voilà donc, petite groupe d’amateur au sommet du Clos Windsbuhl, prêt à entendre les explications du maitre des lieux. Entretien pendant plus d’une heure sur l’achat osé de ce Clos dénommé autrefois « la petite Sibérie », les premières vinifications, le replantage des vignes, la culture biodymique. Explication de la préparation 500, c’est une bien curieuse affaire mais la vigne se porte comme un charme. Alors pourquoi pas ??

 

Nous terminons ce premier chapitre avec un Gewurztraminer Clos Windsbuhl 1996. Un jeunot au nez de fruits exotiques sur un lit d’épice. La bouche est toute en équilibre et l’acidité du terroir me donne déjà l’eau à la bouche et laisse présager de bien jolies bouteilles pour le reste de la soirée. A noter que j’ai longtemps pensé à un Pinot gris avant de voir la bouteille tant l’acidité, bien aidé par le millésime fait oublier le coté plan plan parfois rencontrer avec ce cépage.

 

La suite est encore plus forte. Arrivé d’Olivier et Léonard Humbrecht au restaurant. Quelques têtes se tournent dans le restaurant mais ce n’est décidément pas en France, et encore moi en Alsace, que ce domaine a le plus de fan.

 

Mais passons à ce Clos, ou plutôt à sa production sur un repas concocté par notre cuisinié préféré, Jean-Philippe Guggenbuhl.

 

Le Cocktail de King Crabe et Guacamole

 

Zind 2004 : Assemblage provenant du clos. Nez de pop corn, de fleur blanche, de miel et d’asperge signalant le millésime. La bouche est charnue, presque ronde en attaque mais l’acidité propre du terroir vient soutenir ce vin.

 

Riesling Clos Windsbuhl 2006 : Nez d’agrume, floral sur la pomme verte. La bouche est profonde et très dense. On perçoit une toute, mais alors toute petite rondeur de jeunesse mais cela va très vite passer. La bouche reste néanmoins tendue par cette acidité qui vous tient en halène. La finale est déjà longue.

 

Le Filet de Saint Pierre aux Cèpes d'Ici, Coulis de Mangue et Tandoori

 

Clos Windsbuhl 1994 : Une cuvée assez rare puisqu’elle ne comporte pas de mention de cépage. Cuvée mystère donc. Passé le léger boisé, le nez est marqué par l’amade, le pop corn, le tilleul. La bouche est grasse et tannique. Parfaitement sèche cette cuvée tient facilement son rang de grand vin et pourrait sans honte se placer au milieu de bourgogne. Manque un epu de longueur mais je chipote.

 

Pinot gris Clos Windsbuhl 1988 : Un gros doute sur cette cuvée, enfin plutôt son bouchon. La deuxième bouteille montrera la même faiblesse. Passé le TCA, c’est tout de même vers l’encaustique que se tourne ce vin. La bouche est moelleuse, sans lourdeur et très minérale.

 

Le Homard Breton en Gratin

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1989 : Nez de crème brulée, d’amande et d’orange. La bouche est grasse avec une acidité moyenne donnant moins de profondeur. Le milieu de bouche est lui très massif.

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1990 : Nez confit. La bouche est très grasse, ample avec beaucoup de finesse, plus que le 89. Toujours cette acidité vertébrale.

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1991 : Nez torréfié, sur le moka, le café avec une touche minérale. Trame acide encore plus profonde que le 90. La bouche est minérale, douce et très glissante. Peut être le plus abouti des trois.

 

La Sélection de Fromages de Jacky Quesnault

 

Gewurztraminer clos Windsbuhl 1990 : Nez sur les épices. La bouche est très fine, presque sèche dans l’esprit même s’il contient des SR. L’acidité est très fine et à nouveau remarquable pour le cépage. L’équilibre marque ce vin.

 

Riesling 1967 et Muscat 1967 : Bouteilles d’une autre époque, celle de la famille Meyer à laquelle appartenait le clos avant le rachat par les Humbrecht. Le riesling propose encore quelque chose. Fin rancio, bouche droite qui le rapproche d’un vieux jaune. Le muscat et lui bien mort, sur le champignon pas vraiment frais. A noter que les bouteilles n’étaient pas particulièrement en forme avec des niveaux assez bas surtout pour le muscat.

 

Le Gratin d'Agrumes, Minestrone d'Ananas au Safran et Sorbet

 

Gewurztraminer vendanges tardives clos Windsbuhl 2001 : Nez de poivre. La bouche est puissante, grasse mais un peu chaude. Cette bouteille reste toutefois très pure.

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1994 : Nez très élégant de mandarine confite. La bouche est liquoreuse, très fraiche avec un coté aérien certain. La finale est longue sur de beaux amers.

 

Riesling sélection de grains nobles Clos Windsbuhl 1989 : Nez confit, sur le miel avec une pointe d’encaustique. La bouche est moelleuse d’une belle droiture pour le niveau de richesse. Malgré sa richesse cette cuvée peut se boire comme un vin sec. Amertume en finale.

 

Une superbe soirée pour quelques privilégiés. Privilégié de pouvoir déguster autant de belle bouteille. Privilégié de pouvoir discuter plusieurs heures avec Léonard et Olivier Humbrecht, en toute simplicité.

 

Je le dis souvent. L’enfonçage de porte ouverte à parfois du bon et c’est avec conviction que j’affirme que ce Clos donne les vins parmi les plus beau d’Alsace.

 

Les vins bus ce soir ont tous le même profil. Une tension issue d’une acidité très profonde et très prenante un peu comme un Schoenenbourg (situé à quelques centaines de mètres)

 

Hunawihr, tient là en plus du Clos Sainte Hune un autre grand terroir.

 

 

 

Stéphane

 

 

par stéphanew publié dans : Repas-Dégustation 2008
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Mercredi 9 juillet 2008

Petite soirée entre amateurs de l’Est. Thierry M, Olivier H et Pierre R, accompagnés des épouses, ont répondu présents pour m’aider à vider une toute petite partie de ma cave.

 

Ouvrons donc le bal avec un « vin » de Rhubarbe, plus pour la curiosité que pour l’intérêt réel du breuvage. Ça sent la Rhubarbe et c’est moelleux mais cette boisson et très digeste avec une belle acidité.

Passé ce divertissement Vosgiens, nous attaquons la série des blancs avec un Riesling grand cru Zinnkoepflé Vendanges Tardives Récolté en vin de glace 1990 Seppi Landmann. Nez sur le camphre, un peu ancien, évoluant sur les fruits jaunes puis rouges. La bouche est riche, bien équilibré dans un style demi-sec. L’acidité va cherchée au plus profond les émotions de cette bouteille plus que rare. 17/20 Suivra un  Muscat grand cru Kirchberg de Ribeauvillé 1985 Domaine Kientzler : Nez de menthe poivrée. Petite rondeur en attaque. La bouche est grasse et profonde. Finale un poil courte mais le vin est encore bien vivant. 15/20.

 

La prochaine ouverture sera moins chanceuse, le Riesling grand cru Kitterlé 1986 de Schlumberger se montre sous son plus mauvais jour, usé et liégeux. Pour palier se manque je propose avec le rouget sur galette de pomme de terre un Riesling grand cru Schlossberg 2002 de Paul Blanck, nez d’agrumes de fleurs blanches avec un coté confit. La bouche est riche mais sèche, très profond et étonnamment doté d’une acidité massive à l’image des calcaires. 15.5/20

Pour faire plaisir à Olivier, et ne pas lui faire regretter d’avoir franchi la ligne bleue, je sors un Chablis 1er cru Vaucoupin 1990 de Grossot. Je le trouve aimable avec ces notes d’amande légèrement caramélisé, il le trouvera oxydé. Histoire de gout. 14/20

 

Bon voila pour les blancs, passons au rouge. Passant en cuisine pour cuire les magrets, Thierry passe en revue avec le reste de la table des pinots noirs 1996 de diverses origines, je cite, en vrac, Herrenweg et Wintzenheim de Zind Humbrecht, Echezeaux de Thomas Frères, Pommard village de chez Joillot.

 

Ces 1996 étant ouverts depuis la veille, ils ne seront pas commentés.

 

Les magrets donc. Pour les accompagner nous avons commencé par un remarquable Côtes de Toul La Chaponière 2003 de Vincent Laroppe, je vais laisser le soin à son donateur, Thierry, d’en parler.

Entrée en scène d’un Gevrey Chambertin 1er cru Clos Saint Jacques 1995 de Dominique Laurent. Pas réellement de note mais c’est bon et bien en place mais il ne tiendra pas les 24 heures pour le revoir le lendemain. Olivier fidèle à ces producteurs (lol) nous offre, en plus du Seppi, un Gevrey Chambertin 1er cru Petite chapelle 2000 de Dugat-Py : Nez sur la cerise et l’eucalyptus. La bouche est bien structuré dans un style un peu massif mais ne manquant pas d’élégance. La matière est riche et charnue pour le millésime (enfin ce que j’en connais) 16/20.

 

Nous finirons sur deux Clos Vougeot, pour commencer un Clos Vougeot « Musigni » 1999 Domaine Gros frère et sœur. Nez dense, épicé sur un fond de fruits noirs. La matière est très belle avec un volume généreux. Ce clos reste fin avec des tannins gras et très soyeux. Les aromes sont en bouche proches de la pivoine et de la rose. Un très grand Bourgogne qui atteint doucement son plateau de maturité. 18/20. Et enfin, pour finir, un Clos Vougeot 1993 de Denis Mortet apporté par Pierre. Pas un grand souvenir de cette bouteille qui manque d’un peu de fond et de structure pour supplanter le Gros (pas moi, le « Musigni »)

 

Encore une soirée avec trop de bouteilles mais comment faire pour se limiter. Coups de cœur pour le Muscat 85 de Kientzler et le Clos Vougeot 99 de Gros. Que ces deux régions sont belles avec de tels flacons.

 

Stéphane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par stéphanew publié dans : Entre amis
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Texte Libre

Le club !! Va bien falloir lui trouver un nom. Cette idée de club germe dans mon esprit depuis bien longtemps et c’est avec Eric L. que nous avons lancé le projet.

 

Ce club va proposer des réunions à intervalles réguliers sur des thèmes assez larges mais ayant toujours pour objectifs de faire des découvertes d’appellations, de producteurs,  ou de style de vin propre à chaque région de France.

 

Première RDV le 13 mars 2008 avec une série de Languedoc (voir le CR)

 

Deuxième RDV le 28 mars 2008 où nous allons partir à la découverte des rouges de la Loire avec des producteurs réputés comme Alliet, Baudry….

 

La troisième réunion se tiendra mi-avril avec une dégustation de sylvaner.

Présentation

 
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